Description :
Et ce putain de monde peut bien cramer
et les drogues peuvent bien me faire planer
Jamais je ne creverais sans toi !
Le soleil se lève et nous voilà encore en cette aurore du troisième millénaire, spectateurs de nos échecs, acteurs de nos futurs. C'est étrange, Internet est là, mais y a plus d'éducation, et les symboles ont pris feu, sous des slogans en paix, la crise est née sous des rêves d'amours, sida et latex ont enterrés le bien assise entre un restant d'humanité et un confort capitaliste que chacun serre dans sa main comme on sert le sein d'une nourrice. Et puis la France...
Un Américain disait « La France, ah oui, c'est le pays qui se range toujours du côté des vainqueurs », espèce d'inculte de bêtard d'Américain, t'avais bien raison.
J'en ai marre d'entendre les mêmes conneries à longueur d'ondes, la même merde qu'on livre par kilotommes à des milliards de crétins qui n'ont pas le choix. Non, la terre n'est pas ronde, elle est les millions d'assauts quotidiens que nous livrent les Microsoft et autres fascistes de la communication. Ah la « communication », quel grand mot. Aujourd'hui, le bruit rassure et le silence fait peur. Passé comme une étoile, il y a cette photo de toi, cette photo de toi que je n'ai pas, mais que j'imagine. Mais ce n'est pas toi qui me manque, en fait, en fait, il me manque celle que je fuis, je voudrais fuir ce que je connais, fuir ce qui nous appartient, fuir ce que j'aime...,je voudrais m'en aller vers un endroit. Mais dis, c'est dur d'avoir 21 ans, tout seul, et j'ai mal à la tête et à l'univers entier et putin c'est bon d'aller vite car nos jours sont comptés, tu sais, et le décompte va vite.
La nuit est si belle ce soir. Il pleut et le chuchotement des gouttes berce un monde qui s'endort. C'est Dieu qui pleure,...Au moins, nous ne sommes pas seuls. Finalement, c'est ça, le ciel est le seul vrai compagnon des larmes, c'est un peu triste, mais c'est déjà ça...
A nous